Blunderbuss - Jack White - 2012

Date de publication : 05/07/2012  /  Style Musical : Blues Rock  /  Sortie le : 23/04/2012

On s'attendais à tout, sauf à ça.

Déjà avant la fin des White Stripes, on connaissait Jack White comme étant le maître des formations géniales et farfelues, notamment avec "The Raconteurs" ou "The Dead Weather".
Seulement voilà. Février 2011. Fin des White Stripes.
Et voilà que maître Jack commence sa carrière solo !
C'est donc cet album, Blunderbuss, qui vas confirmer si Jack White est vraiment un génie, ou si il est dépendant du travail en groupe.
On peut vraiment s'attendre au meilleur comme au pire, d'ailleurs le supergroupe "Dead Weather", avec notamment Alison Mosshart des Kills, n'avait pas convaincus tous le monde.
Mais diantre, que nous réserve Blunderbuss ?
Et bien, je vous le donne en mille, la réponse est... dans la critique !

Tout d'abord rien de plus Rock...

Premières notes de piano. Missing Pieces. Puis vient une batterie extra jazz, on se demande déjà se que nous réserve la chanson. Et bien, Missing Pieces est une chanson au felling déroutant, à l'ambiance géniale, rappelant les white Stripes de "my Doorbell" ou "Hotel Yorba", c'est à dire ces White stripes déjantés, au final groupe énorme que l'on regrette tant. En gros, dès le premier titre que du bon, du très bon même. Mais c'est la qu'on arrive au titre le plus Rock de tout l'album, voir un des titres les plus Hard rock de toute la carrière de Jack. "Sixteen Saltines", hymne hard tournant autours un riff simple mais tellement efficace. On se surprendras à bouger inutilement la tête d'avant en arrière ! Bref un hymne Hard Rock "comme on en fait plus"...
Et paf. Encore une surprise. Je vous laisse devinez. Oui, Freedom at 21, une chanson répétitive, au chant quasi Rap. Encore une très bonne surprise, on ne sait pas dans quel sens va l'album... donc un début très hétérogène, aucune chanson ne se ressemble, autant vous le dire, c'est un peut le bordel (les chansons sont cependant toutes énormes) ! Heureusement le jeu est calmé dès la quatrième chanson, le premier single de l'album "Love Interruption", chanson d'amour séduisante soutenue par un chœur déroutant. En gros, c'est une grosse bouchée de miel...

... et place au Piano !

L'album qui s'annonçait ultra d'abord ultra Rock mais aussi assez bordélique trouve enfin sa direction : le piano. En effet, c'est ce qui va rendre l'album homogène et c'est ce qui vas lui donner une âme, un esprit. Les mélodies sont simples ("Blunderbuss", "Hip (Eponymous) Poor Boy") mais toujours efficaces. L'album semble enfin trouver sa voie, sa beauté, sa splendeur, notamment dans la reprise de "I'm Shakin' " de Rudy Toombs (totalement délirante au passage). Il y a des véritables sommets : je pense notamment à l'intro de "Weep Themselves to Sleep" (assez Led Zeppelin sur les bords) ou à l'outro du dernier morceau de l'album "Take Me with You When You Go", orchestré par des chœurs énormes et une guitare... invincible.
Les morceaux s’enchaînent sans problèmes, le tout dans un coté assez jazzy au final... Bref, le piano, LA puissance de cet album.

Les clips

Love Interruption

Sixteen Salties

Conclusion

Je ne l'aurait jamais assez dit, le piano est plus que présent sur cet album (du moins dès la cinquième chanson, "Blunderbuss") et contrairement à ce que laisse croire les premières musiques, le contenu est extra homogène et approche la perfection. De plus, il n'y a aucun vrai point faible à signaler. Bref, on peut le dire Jack white à réussi son pari, en nous proposant peut être son meilleur album depuis "Elephant" des White Stripes, et cet album, ensorcellent, exceptionnel, est, à coup sur, une des grandes surprises de 2012. Ex White Stripe ou pas, Jack white reste un des plus grands songwriter d'aujourd'hui et il est à suivre de très près. Blunderbuss, lui, ne semble être seulement le début d'une carrière solo qui nous réserve encore beaucoup de surprises.

9/10

hardgrunge

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