Wolfgang Amadeus Phoenix - Phoenix - 2009

Date de publication : 10/07/2012   /  Style musical : Pop Rock  /  Sorti le : 25/05/2009 

Quatuor très peu reconnu dans l'hexagone, le très pop et kitsch groupe Phoenix est de retour dans les bacs. Faisant un carton Outre-Atlantique, Thomas Mars et ses acolytes se permettent même de promouvoir leur album dans la fameuse émission "Saturday Night Live" avec ce soir là en invité principal, Seth Rogen. La bande de Versailles, propose un album au nom très particulier et marquant : Wolfgang Amadeus Phoenix. Autodérision ou véritable mise en avant du talent du groupe, la question reste en suspens.

Sans forcément comparer cet album à un chef d’œuvre, Wolfgang Amadeus Phoenix s’en sort plutôt bien. Surement grâce à la voix de Thomas Mars opposant des montées de voix frissonnantes (Lisztomania, 1901) emballant les morceaux très facilement, à une voix très posée (Countdown, Armistice) pouvant faire ralentir toute la rythmique d’un titre. Toujours présent le leader et chanteur du groupe réussit à rendre une très grande partie de ce disque captivante par ce timbre de voix très rare et surtout très bien utilisé pour marquer l’auditeur. Quand on entend les premières notes des instruments, on ne s’attend pas du tout à entendre une voix comme celle de Thomas Mars. Captivante et étonnante, elle nous entraine de bout en bout, il n’y a pas d’autres mots.

L’album peut aussi s'appuyer sur l’alliance bien réalisée entre deux instruments très important pour Phoenix : Guitare électrique et synthétiseur. Chacune de ces composantes apportent une touche bien à elles, car elles se complètent très bien dans beaucoup de titres. Quand la guitare n’est pas dominante, c’est le synthétiseur, et inversement. Cette union entre les deux nous permet de ne pas nous ennuyer et de rendre les compositions du groupe assez riches pour être intéressantes. Je m’explique, ni l’un ni l’autre ne se contente de se suivre, les deux instruments ont une partition bien distincte. D’ailleurs écoutez cela dans un morceau comme Lisztomania. Lorsqu’un instrument disparait, l’autre le remplace et dans beaucoup de pistes cet échange très bien fait rend l’écoute très agréable et fluide.

Wolfgang Amadeus Phoenix est un opus qui réussit aussi à mettre en avant sa rythmique générale. Quelques précisions sont à donner. Dans quasiment tous les morceaux de l’album la batterie enchaine des rythmes différents et pour toutes les composantes de la batterie : charleston, cymbale, grosse caisse, toms et surtout le plus frappant, la caisse claire. Il est très rare d’entendre le même rythme deux fois de suite dans la première partie de ce disque. Cela change et on y accroche facilement. Il en est de même pour la basse que l’on peut percevoir dans tous les morceaux. Particulièrement dans un titre comme 1901, où la basse prend la place de la guitare, devenant ainsi l’instrument principal de cette plage. C’est rare pour être souligné, cela peut changer les habitudes de tout le monde, mais il est très aisé de s’y faire puis d’y adhérer.

« Sans forcément comparer cet album à un chef d’œuvre, Wolfgang Amadeus Phoenix s’en sort plutôt bien », pourquoi cette phrase après cette suite de compliments ?  Pour une deuxième partie d’album beaucoup plus poussive, moins incisive et moins convaincante par conséquent. En effet après le dantesque, Love Like A Sunset I et II, morceaux montant crescendo vers une apogée finale extrêmement bien réalisée, la suite de l’album paraît beaucoup plus fade et moins intéressante. Tous les morceaux se ressemblent beaucoup plus, par exemple Countdown ou Girlfriend partageant quelques accords de guitare communs. A laa fin de l’album, les titres ne réussissent plus à se différencier, que cela soit au niveau de la guitare, mais aussi la basse et la batterie. Après ce constat, on se lasse très facilement et l’album ne termine pas sur une note très positive.

Le clip

Lisztomania

Wolfgang Amadeus Phoenix ne porte pas totalement bien son nom. Cet album contient deux parties très distinctes : une première, très bonne contenant des morceaux de grande qualité. Une deuxième beaucoup moins convaincante, répétitive, lassante et moins fouillée. Le quatrième opus du groupe versaillais est un album qui se contredit par lui-même. Une première partie tellement excellente avec des titres comme Lisztomania, 1901 ou encore Love Like A Sunset, que la deuxième partie en devient frustrante à côté par son manque de titre marquant, comme aurait pu l’être Armistice ou encore Girlfriend. Ce fut mon cas, frustré de la fin de l’album, mais totalement enchanté par la première partie.

7/10

S.Lozac'h

Écrire commentaire

Commentaires : 1
  • #1

    Juicer Review (samedi, 13 avril 2013 06:09)

    This post was in fact precisely what I was looking for!